Peindre sur le paysage
fevrier 2009

Dans la culture québécoise, la neige est à la fois une réalité et un symbole puissant. Le paysage enneigé nous tombe littéralement du ciel ; il ‘’efface’’ tout ce qu’il y avait, pour recommencer un autre genre de vie. En lien avec mon environnement, je me sers de la neige comme une immense toile à la surface fragile, aux textures changeantes. Je peins sur le paysage des sortes de grandes calligraphies. J’utilise souvent comme des pigments le café car j’aime cette couleur et elle contraste bien sur la neige. Parfois, j’utilise l’ocre rouge issus de falaises de la Gaspésie, des gris et des noirs provenant de la cendre de différents bois et même des longues ombres hivernales bleues de l’après midi. Puis, la photographie prend le relais et réinterprète cette création. Chaque bordée de neige, chaque tempête efface tout et amène de nouvelles `toiles`.   voir l'image en haute résolution